Publié le
8 avril 2024

La crise politique majeure en Côte d’Ivoire, qui a sévi de 2002 à 2011, a laissé des séquelles profondes à la fois sur les plans politique, économique et social, perturbant considérablement la société Ivoirienne. Les conséquences de cette période difficile ont particulièrement touché l’éducation des générations futures, avec un impact significatif sur l’alphabétisation, en particulier parmi les femmes.



Face à cette situation, les Missionnaires de la Consolata en Côte d’Ivoire ont pris l’initiative de lancer le projet: Autonomisation des femmes de San Pedro par la vente de pagnes. Le pagne, ce tissu coloré orné de motifs variés, est un élément traditionnellement utilisé pour confectionner des vêtements féminins et pour le portage des bébés. L’objectif de ce projet est de restaurer l’autonomie financière des femmes de San Pedro. Le projet vise directement 500 femmes et leurs familles, et indirectement impacte 800 personnes.

La mise en œuvre du projet est pilotée par les Missionnaires de la Consolata en Côte d’Ivoire sous la direction du Père Daniel Yoseph Baiso, avec le soutien des Missionnaires de la Consolata au Canada et la Fondation Roncalli, qui a 21 187 $ au projet.



Les femmes ont été encouragées à commencer par vendre des pagnes dans une boutique qu’elles ont rénovée à proximité du centre de San Pedro. En parallèle, elles ont été formées aux bases du commerce, du marketing et de la gestion des stocks, y compris les achats et les livraisons. De plus, le projet comprend une série de formations couvrant un large éventail de sujets, tels que les principes de l’offre et de la demande, l’utilisation du système bancaire, les droits des femmes, l’entrepreneuriat, le leadership et la culture du respect. Ces formations sont dispensées par des experts dans leurs domaines respectifs.

Un aspect essentiel du projet est la sensibilisation des hommes aux valeurs et au statut des femmes. Cette démarche vise à favoriser un changement progressif de mentalité et à contribuer à une meilleure considération et traitement des femmes dans la société.

 

 

 



En plus des profits générés par les ventes de pagnes, la continuité du projet est assurée :

  • Les participantes ont décidé d’attribuer 40 % des revenus à un fonds de commerce qui servira à acheter de nouveaux produits.
  • De plus, 30% des bénéfices sont dédiés à l’association à l’origine du projet, les Amies de la Consolata, pour la constitution d’un fonds d’entraide.
  • Les 30% restants reviennent aux participantes impliquées dans la vente des pagnes.

Cette distribution équilibrée assure la viabilité à long terme du projet, tout en renforçant la cohésion au sein de la communauté.



Ce projet, au-delà de redonner aux femmes leur autonomie financière, offre des opportunités d’apprentissage et contribue à l’amélioration des conditions de vie de leurs familles et de la communauté dans son ensemble. Il représente un pas important vers la reconstruction et la revitalisation de San Pedro après une période de crise.

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